Des tréfonds de l'enfer au sommet du ciel

Publié le par Yoann

Mon lectorat me poussant légèrement à la rédaction d’articles me voilà contraint et forcé de vous tenir au courant. J’avoue que le retard c’est accumulé du fait de plusieurs événements dépendant plus ou moins de ma volonté. Mais n’allons pas trop vite, reprenons le cours de mes pérégrinations la ou je l’ai laissées.

 

Nous ne sommes pas vendredi pour une fois mais plutôt un mercredi soir. Il s’agit d’un grand week end de quatre jours pour cause de pont gracieusement offert par mon employeur. Ne résistant pas à l’appel de la randonnée avec de gros sacs nous décidons de partir crapahuter à 6 dans les recoins de l’île nous étant pour l’instant inconnus.

 

Mercredi donc nous partons de Saint Pierre direction Saint Denis afin de retrouver Noëlie

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Thibaut et Maraud et de nous rapprocher de notre point de départ. Suite à des désordres d’ordres intestinaux que je ne préfère pas décrire ici, Maraud se voit dans l’incapacité de nous accompagner. C’est donc en le laissant derrière, le cœur lourd que nous attendons le bus pour Hellbourg. Notre but est le gîte de la caverne Dufour au pied du toit de l’océan indien. C’est parti pour un peu plus de 1200 mètres de dénivelé positif. La première étape est le petit pic que vous apercevez juste en face de nous et qui abrite le gîte de Belouve. P1030708

Premier jour costaud qui nous fait voir Salazie d’un peu plus haut et depuis un point de vue différent de celui de Roche écrite. Notre entrainement a porté ses fruits et la voie d’accès la plus difficile pour atteindre la caverne Dufour ne nous résiste pas. Le temps est parfait durant la matinée et la légère couverture nuageuse nous permet de voyager tranquillement durant 6 heures. Nous montons nos tentes et allons patienter avant le repas autour d’un chocolat chaud au pied du piton. Le rougail saucisse n’est pas exceptionnel mais nous remplit la panse laissée bien vide par cette journée de marche. Nous dormons tôt et bien froidement à 2400 mètres d’altitude. Le réveil à 4 heures trente du matin est glacial, brutal mais pourtant nécessaire. L’effort au réveil ne me réussit pas trop et c’est en courant que je doit finir les 600 mètres de dénivelés nous séparant du sommet.

P1030723La vue est alors magnifique. A 3070 mètres au dessus du niveau de la mer nous apercevons le spectacle du lever du soleil. Il fait froid, aucun obstacle n’arrête le vent. Il faut bien un inconvénient à notre position hors du commun. Nous redescendons vers le gîte. Au pas de course pour moi dans une longue cavalcade sur les cailloux. Arrivée vers les tentes s’en suit le rituel de mieux en mieux rodé du démontage de notre chaumière nomade. Le temps de se demander si nous prenons un café, l’espace bar décide de fermer ses portes nous privant de la dose de caféine chaude qui nous tiendrait debout pour notre deuxième jour de marche.

Notre groupe se sépare, 4 d’entre nous reparte par le chemin du bloc en direction de Cilaos pour terminer cette randonnée. Nous sommes deux à partir en direction du Dimitile, pour ensuite rejoindre l’entre deux, communes à quelques kilomètres de notre case. Le voyage reprend. Décollage aux alentours de 10 heures pour une journée sur la crête bordant le cirque de Cilaos, le tout à 1000 mètres au dessus du plancher des vaches. Nous marchons vite dans un climat des plus cléments. Quelques heures plus tard nous sommes sur le Dimitile, que de chemin parcourut depuis le matin à 6 heures. En effet nous étions sur le sommet au fond de la photo lors du lever du soleil.

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P1030760Néanmoins ce chemin se mérite, des échelles vertigineuses parsème not re chemin ce qui ne me rass ure pas d’autant plus que le gros sac dans mon dos tente désespérément d’aller faire un tour en contrebas. Bref ce mauvais moment passé nous continuons quelques kilomètres sur la crête du Dimitile avant de décider de descendre un peu afin de trouver un petit spot de camping approprié. Nous le dégotons à quelques mètres de la route forestière sur laquelle nous avons atterris après quelques errances dues à une carte un peu vieillotte. Le feu fait du bien, nous mangeons et allons dormir comme cela se fait chez les poules, peu après le coucher du soleil. Il est 18 heures, nous sommes crevés et le sommeil ne tarde pas à nous submergés jusqu’au réveil ayant lieu en même temps que l’astre solaire.

Notre ultime journée à un but simple : rejoindre l’Entre Deux. Nous descendons petit à petit, traversant une ravine avant de la remonter, et ceci de nombreuses fois tout au long de la journée. Le temps est encore magnifique et la vue que nous avons est géniale. Nous voyons la mer au loin, le piton de la fournaise bien dégagé, la ravine rejoignant grand bassin…

P1030769P1030772Hélas notre cartographe en chef s’étant quelques peut emportée, nos 4 heures de marche tranquille se transforme en 7 heures de montées descentes. Nous rejoignons enfin la route du Dimitile à l’Entre deux vers 14 heures. Le stop marche plutôt bien (30 minutes d’attente mais 50% de réussite) et nous profitons enfin de la bonne vieille Dodo d’après rando en terrasse. Le bus nous ramène ensuite jusqu'à Saint Pierre, un barbecue se prépare, nous enchainons sur une soirée, encore en pleine forme après ces trois jours de marche et des images plein la tête.

 

Publié dans En vadrouille

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